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ART, CULTURE ET PATRIMOINE AUSTRALIENS

 

ARCHITECTURE


Quand les colons européens sont arrivés, leurs premières constructions n’étaient pas vraiment qualitatives, et les Aborigènes utilisaient des refuges de fortune pour s’abriter. Il faut attendre le développement d’une bourgeoisie australienne, marquée par une certaine forme de raffinement, pour voir apparaître des bâtiments architecturalement plus ambitieux. Le style Victorien s’impose alors. Par la suite, durant la période de l’entre-2-guerres, c’est l’influence des Etats-Unis qui va prendre le dessus. On assiste alors à la multiplication des gratte-ciels à Sydney et à Melbourne… qui veulent se donner des airs de New York. Les deux conflits mondiaux achevés, les Australiens changent de rêve (« Australian Dream »). Adieu la conquête du ciel ! Leur nouvel objectif est d’avoir leurs propres maisons, avec un petit carré de jardin. On assiste alors à un étalement des villes, avec la création de zones pavillonnaires (le style reste là aussi largement inspiré des Etats-Unis). Quelques décennies plus tard, au tournant du XXIème siècle, la demande évolue à nouveau : les constructions inspirées de la nature et/ou de l’art aborigène deviennent ainsi de plus en plus tendance.

L’Australie possède aujourd’hui plus d’une quinzaine d’universités ou écoles d’architecture. Les principaux architectes ayant façonné le visage actuel des villes australiennes sont les suivants :

  • Francis Grennway : Premier architecte australien reconnu
  • William Wardell : Création de la cathédrale « St Mary » à Sydney
  • Joseph Reed : Architecte mondialement connu, notamment à l’origine des Carlton Gardens à Melbourne
  • Jorn Ulzon : Architecte du très célèbre opéra de Sydney

On peut aussi citer Harry Seidler (qui s’inscrit dans le mouvement Bauhaus), Gregory Burgess (influencé par l’art aborigène) et Glenn Murcutt (connu pour ses réalisations écologiques).

CINEMA


Dès le début de XXème siècle, le cinéma muet se développe en Australie. Raymond Longford réalise ainsi en 1919 The Sentimental Bloke, film considéré comme étant le plus grand film muet australien. Autre maître du début du cinéma australien, Charles Chauvel est connu pour son film Jedda, réalisé en 1955 : il s’agit du premier film australien à aborder la question aborigène. De la seconde guerre mondiale aux années 1970, le cinéma australien est peu prolifère, par manque de moyens financiers. Les années 1970 marquent un tournant, l’Australian Film Development Corporation commençant dans cette décennie à apporter un soutien financier aux réalisateurs, afin de promouvoir la création cinématographique locale. La « Nouvelle vague » australienne se répartit alors en 2 courants principaux, le cinéma d’auteur et l’« ozploitation », cinéma visant à mettre en avant l’Australie :

  • Cinéma d’auteur - Principaux réalisateurs et films :
    • Peter Weir : La dernière vague (1977), Le Cercle des poètes disparus (1989), Carte verte (1990), The Truman Show (1998), Les chemins de la liberté (2011).
    • Fred Schepisi : The Devil’s Playground (1976), Un cri dans la nuit (1988), La maison Russie (1990).
  • Ozploitation : Il s’agit généralement de films à petit budget, de genres très divers, allant du film d’horreur à la comédie. On peut souligner les auteurs suivants : Tim Burstall, Bruce Beresford, David Williamson et Barry Humphries.

Parmi les films australiens notoires des dernières décennies, on peut aussi citer :

  • Mad Max (1979, 1981, 1985)
  • Crocodile Dundee (1986)
  • Muriel (1994)
  • Priscilla, Folle du Désert (1994)
  • The Castle (1997)
  • Australia (2008)

Depuis les années 2000, le cinéma australien se caractérise par la pluralité des genres traités. La misère, la violence, l’isolement et l’histoire aborigène font régulièrement l’objet de productions cinématographiques.

Baz Luhrmann est l’un des réalisateurs australiens contemporains les plus populaires, avec des films tels que Moulin rouge, Australia et Gatsby le magnifique. Concernant les acteurs australiens (ou d’adoption australienne) à succès, on peut citer : Cate Blanchett, Toni Collette, Nicole Kidman, Naomi Watts, Miranda Otto, Rose Byrne,Hugh Jackman, Mel Gibson, Paul Hogan, Russell Crowe, Geoffrey Rush, Heath Ledger et Guy Pearce.

LITTERATURE


L’Australie, de par son héritage aborigène, avait (et a toujours) une forte tradition de contes et de légendes orales. A l’arrivée des premiers colons, la littérature était quasi inexistante, et ces premiers colons, geôliers et prisonniers pour la plupart, ne vont guère contribuer à faire évoluer la situation. Il faut attendre les vagues suivantes de colonisation pour voir apparaître les premiers contes et poèmes écrits. Ceux-ci sont clairement nationalistes : ils dépeignent l’Australie et les aventures des colons, en embellissant et romançant leur histoire. Banjo Paterson (« The man from Snowy River »), Henry Lawson et Barbara Barynton font partie de cette première vague d’écrivains australiens.

L’après-guerre voit un véritable épanouissement de la poésie australienne, avec des auteurs tels que Kenneth Slessor, A. D. Hope, R. D. James McAuley.  La génération suivante voit apparaître nombre de romanciers de talent, bien que de moindre envergure, comme White par exemple. Quant aux écrivains actuels, ils sont généralement plus influencés par les romans américains et latino-américains que par leurs prédécesseurs.

THEATRE


Le théâtre australien est né avec Louis Esson dans les années 1920. Cependant, par manque de salles, le théâtre australien restera plus ou moins en sommeil jusqu’aux années 1960. A cette date, une nouvelle génération de dramaturges émerge : Alan Seymour et Patrick White sont de ceux-là. Aujourd’hui, les principaux dramaturges s’inscrivent dans une tradition réaliste, et se préoccupent surtout de problèmes sociaux. Parmi eux, on peut citer Jack Hibberd, David Williamson Alexander Buzo et John Romeril.

ART


L’art aborigène est le premier art à voir le jour en Australie. Il sera suivi par l’art occidental, qui se développe dès le XVIIIème siècle. Ce dernier est d’abord l’œuvre de dessinateurs de la marine anglaise, chargés de représenter la faune et la flore australiennes à des fins de documentation. Quelques temps plus tard, les peintres prennent le relais, et initient un courant dit d’art colonial. Thomas Watling (1792) ou John William Lewin (1800) proposent ainsi une vision très idéalisée de ce « pays exotique ». A partir des années 1880, l’influence de l’école de Heildelberg se fera sentir. Les arts décoratifs et l’impressionnisme auront aussi leurs adeptes, comme Tom Roberts, Charles Edward Conder, Frederick McCubbin et Arthur Streeton. Des années plus tard, Albert Tucker deviendra l’un des artistes les plus connus d’Australie… et les plus controversés, tandis que Sir Sidney Nolan et Arthur Boyd donneront naissance à l’art australien, en mêlant sculpture, art brut et matériaux recyclés. A partir des années 1970, les courants artistiques se font plus variés. Les artistes ne sont plus seulement issus de l’immigration anglo-saxonne, mais proviennent aussi du reste du monde. Les artistes australiens s’intéressent à toutes les techniques : peinture, sculpture, céramique… et se montrent ouverts à toutes les tendances de l’art contemporain. Ils n’hésitent pas à récupérer des matériaux parmi les rebuts de notre civilisation industrielle (caisses de Schweppes de Rosalie Gascoigne par exemple), et à faire la synthèse de l’art occidental et de l’art aborigène.

MUSIQUE


Il serait réducteur de penser que la musique australienne se résume au hard rock du groupe AC/DC et à la pop glamour de Kylie Minogue. Les premiers musiciens australiens sont les Aborigènes, inventeurs du didgeridoo. Les premiers immigrants libres ont apporté avec eux la musique country et l’opéra. Par la suite, les différentes vagues d’immigration ont contribué à enrichir le paysage musical australien : les groupes à succès actuels puisent souvent dans différents styles, provenant de pays et cultures diamétralement opposés.

MODE


Les Australiens adaptent leur style vestimentaire en fonction de leurs activités. Vous les verrez ainsi « à l’aise » et décontractés à la plage, mais beaucoup plus sophistiqués à Sydney et Melbourne, villes à la pointe de la mode féminine et masculine. L’influence londonienne et plus généralement anglo-saxonne, est assez forte dans le pays, notamment chez les jeunes. Pour aller au travail, les femmes enfilent le look « working girl » à l’américaine, mais… elles ont souvent une paire de tongs ou de boots dans leur sac, pour les enfiler dans les transports en commun. Pour sortir le soir, elles se mettent en valeur et sortent le grand jeu. Quand aux hommes, oubliez les baskets ! Si vous avez un entretien professionnel, vous vous habillerez en fonction de la tonalité et de l’esprit de l’entreprise : l’important est alors avant tout de mettre en avant votre professionnalisme et de faire preuve de sérieux. A savoir que dans l’ensemble, dans le monde du travail, c’est le style « smart casual » qui s’impose.  Et puis bien sûr, il y a en Australie des accessoires et marques cultes, notamment les Ugg, célèbres bottes en peau de mouton.

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